Justine B. novembre - 7 - 2012 CloudADD COMMENTS

Les dirigeants français ne peuvent plus reculer. L’adoption du Cloud Computing et des réseaux sociaux devient incontournable, non seulement parce que la crise exige de réduire les coûts au maximum, ensuite parce que si la France veut rester compétitive, elle doit s’aligner sur les Etats-Unis et la Chine dans le domaine.

Confidentialité, sécurité des données, baisse de la productivité, intrusions pirates, tous ces arguments n’ont plus voix au chapitre quand on aborde la question de la transition numérique française, car les avantages qu’elle procure compensent largement les contraintes. Ces supposés freins, qu’il est par ailleurs possible de limiter via la formation des employés, ne doivent plus servir de prétexte pour reporter éternellement le recours au Cloud Computing et au réseau sociaux, qui sont les technologies les plus structurantes de demain selon une récente étude du cabinet KPMG.

Le Technology Innovation Center de KPMG a interrogé 668 dirigeants du secteur des technologies des Amériques de l’Asie-Pacifique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique dans le cadre de sa nouvelle étude internationale intitulée « Innover et tirer profit des ruptures technologiques ». Les conclusions sont sans appel: le Cloud Computing, service web qui permet de stocker/héberger en ligne des données et des applications sur des serveurs externes, est voué à jouer un rôle déterminant dans les organisations à l’avenir. L’adopter n’est plus l’apanage de visionnaires, mais devrait être la priorité de managers simplement soucieux de rester compétitifs.

En période de crise, les entreprises françaises doivent mettre toutes les chances de leur coté en terme de flexibilité et de productivité. Le numérique est l’un des piliers économiques que le gouvernement ne cesse de promouvoir dans le cadre du redressement productif.

Selon l’étude réalisée par KPMG, le Cloud Computing est perçu comme la rupture technologique la plus structurante, devant le développement du m-commerce et les réseaux sociaux, par 55% des dirigeants interrogés.  Il est aussi envisagé comme un outil permettant de générer des économies de coûts et pouvant constituer une plateforme pour de nouveaux modèles économiques.

Laurent Gobbi, Associé, responsable des activités IT Advisory de KPMG en France explique : « Le cloud computing et les terminaux mobiles offrent de vraies opportunités de transformation, avec plus de  flexibilité et plus de rapidité dans la gestion du système d’information. Ces projets exigent plus d’attention à la  complexité des interconnections, au partage de données, et à la gestion des prestataires.  ».

La France a pris un sérieux retard dans le domaine quand les Etats-Unis et la Chine ont installé leur suprématie. 40 % des dirigeants interrogés s’attendent à ce que l’épicentre mondial de l’innovation technologique se déplace de la Silicon Valley vers un autre pays dans les années qui viennent. 44 % de ceux qui envisagent cette migration,  pensent que la Chine constitue le prochain leader en matière d’innovations technologiques d’ici 2016, devant l’Inde et le Japon.

Les PME ont donc tout intérêt à engager cette transition le plus rapidement possible, au risque de perdre une nouvelle bataille en matière de compétitivité.

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